Salle de la Stéréoscopie

La stéréoscopie, plus connue maintenant sous le nom d’image 3D, est aussi vieille que la photographie…

Beaucoup de penseurs des temps anciens avaient remarqué que chacun de nos yeux fournissait une image légèrement différente.
Mais ce n’est qu’en 1838 que Brewster en apporta la preuve en inventant le stéréoscope et en réalisant des dessins géométriques grâce auquels le cerveau pouvait reconstituer un solide en trois dimensions.
Deux vitrines révèlent la diversité des appareils stéréoscopiques proposés aux amateurs depuis 175 ans. Diversité de forme, de format, de support et de matière…
En bonne place, on trouve une sélection des fabrications de Jules Richard, fabricant important d’instruments de précision, et qui ne construisit que des appareils stéréoscopiques, puisque ses appareils pour la photographie aérienne, bien que n’ayant qu’un seul objectif, sont aussi destinés à reconstituer le relief.
Entourant le pilier central, un ensemble de cinq bornes stéréos permettent de visualiser des images en relief de toutes les époques, chacune disposant d’un petit escabeau pour permettre l’accès aux plus jeunes, qui ne sont pas les moins intéressés.
Deux autres bornes recèlent des plaques de verre positives, dont la finesse étonne encore de nos jours. L’une d’elle raconte une partie de la Grande Guerre, montrant les pauvres piou-pious dans leurs tranchées.
Plus légèrement, c’est le moment d’utiliser le Penny que vous avez reçu à l’entrée… Il met en action une vieille borne anglaise échappée d’une ancienne maison close, mais qu’on se rassure, les photos présentées sont respectables, toutes issues des prises de vue faites par Jules Richard dans son fameux « Atrium »

Un dernier coup d’œil sur les deux posters évoquant la stéréoscopie et l’histoire abrégée de la famille Richard, et il est temps de changer de salle et de siècle pour aller s’émerveiller devant les productions Nikon…